L'âme staf'

Il était une fois… l’adoption

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Amstaff Addict ayant pour but de présenter nos chiens dans les aspects les plus positifs, nous avons choisi de traiter le sujet de l’adoption. Mais comment aborder ce sujet, sans parler d’abandon.

Malheureusement, c’est notre beau pays qui détient le triste record européen du nombre d’abandon de chiens et de chats, puisqu’il atteint 100 000 par an et 60 000 juste pour l’été. Des animaux qui majoritairement ont entre un et cinq ans. Lorsque l’on sait que les refuges ne peuvent accueillir que 40 000 animaux, qu’advient-il des 60 000 restant ? On peut très justement imaginer que les chiens de catégories, dont l’American Staff fait parti, soient les premières victimes d’euthanasie. Abandonner un chien de catégorie, équivaut pour lui, à une condamnation à mort dans la majorité des cas. Cependant, cela est sans compter sur le travail formidable de certaines associations de Protection Animale « PA », qui parviennent à sortir de fourrière de nombreux chiens en attente d’euthanasie et leur trouver un foyer. Ils sont souvent placés d’abords chez une famille d’accueil, en attendant d’être adoptés.

Leurs histoires peuvent être banales, tel le chien offert pour Noël qui a grandit et ne ressemble plus à la peluche des premières semaines, dont on ne veut plus, ou alors, les vacances qui arrivent et celui censé être un membre de la famille à part entière, devient subitement un boulet encombrant, cela peut-être encore, l’arrivée d’un bébé, un divorce, l’arrivée d’un autre animal, des soucis financiers, un déménagement, bref des tas de raisons qui avec un peu de réflexion en amont aurait évité à un animal, une fin parfois funeste. Puis, il y a les histoires plus lourdes, plus douloureuses, celles qui déchirent le cœur des âmes sensibles, celles qui se lisent dans le regard si parlant de ces animaux si loyaux ; négligences, maltraitances, ces animaux là finissent dans des refuges… dans le meilleur des cas…

Aussi, grâce à ces associations de Protection Animale, certains d’entre eux se voient offrir une seconde chance, celle de tomber enfin sur une famille aimante qui saura leur apporter équilibre, éducation et affection.

Découvrez les histoires de Replay & Bayron, Bayker, Xéna & Armani, Apollon, Blacky, Lyla,  Zelda et V’Athylas papy à l’adoption.

Les récits ont été écrits par chaque adoptant que nous tenons à remercier chaleureusement pour avoir partagé leurs histoires, nous avons choisi de les retranscrire le plus fidèlement possible et parfois même de garder le texte d’origine sans rien modifier.

Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir que nous à découvrir des histoires touchantes, émouvantes, poignantes, qui donnent à réfléchir. Et si vous aussi vous aimez les challenges et souhaitez offrir un peu de bonheur à un être en recherche d’un toi(t), peut-être vous laisserez-vous tenter par l’adoption, vous serez, nous en sommes certains, récompensés au centuple.

Replay & Bayron par Samuel

Il y a quelques temps, nous vous avions présentés Replay et Bayron, en tant qu’amstaffs chiens de sauvetage, en indiquant simplement qu’ils avaient été adoptés. Voici donc leur histoire…

« Fin mars 2008, Vince amstaff de trois ans et demi et son maître Samuël arrivent dans leur nouvelle demeure en Haute-Savoie. Très rapidement, le bipède bienveillant, mais néanmoins absent, parfois de longues heures pour raisons professionnelles, songe à trouver une compagne à quatre pattes pour combler ce vide déjà pressenti dans cet environnement propice.

Intéressé initialement par une rott à sauver par le biais de SOS ROTTOTO, déjà présente dans son département, c’est naturellement que Sam se rapproche de son éleveuse pour l’informer de son nouveau projet canin : trouver une copine à Vince. C’est alors qu’il apprend qu’une sœur de la même portée que ce dernier est à l’adoption. Devant la photo de cette jolie « paupiette », c’est le coup de cœur. De plus, bien qu’elle ait connu en moins de quatre ans déjà deux propriétaires différents, il s’agit d’une chienne bien dans ses pattes et qui vit déjà aux côtés d’un mâle staff nommé Tchuck lui aussi à l’adoption. Ne pouvant accueillir deux chiens à l’époque, ce couple canin sera séparé, mais plutôt de façon judicieuse puisque le mâle ira rejoindre en Isère Bruno, qui détient déjà Perle, une tante de Tchuck, tandis que Replay rejoindra son frère en Haute-Savoie fin avril 2008.

Par ignorance et excès de confiance, tout sera fait de travers pour la première présentation : directement dans le jardin au lieu d’un terrain neutre, au bout de quinze minutes de présence il y a un tiré de corde,  mais Vince est un gentleman et Replay une fille bien élevée… ils seront de suite complice pour le restant de leur existence. Après le départ furtif de l’ancienne maîtresse de Replay, celle-ci la cherchera et sera à prendre avec des pincettes pendant deux heures… laps de temps pendant lequel Vince sentira très vite après quelques remises en place, que « ce n’est pas le moment d’aller emm*** la nouvelle » ; finalement, c’est elle qui viendra le chercher en lui faisant des appels au jeu.

Replay

Ce nouveau couple canin fera le bonheur de Sam, grâce entre autres choses, à sa facilité de gestion au quotidien : H24 côte à côte, cohabitation de panier choisie par les intéressés (comme si il y avait une crise du logement côté panier…), partage de gamelles (jusqu’au passage à l’alimentation de type BARF où là, étrangement, la donne changera…), les deux « toons » veillent l’un sur l’autre. Exceptées quelques remises en place, assez souvent par la femelle, aucun clash sévère ne sera à déplorer… tout du moins jusqu’à l’arrivée du troisième larron qui changera l’équation…

Un troisième chien ? Finalement, oui… d’une telle façon qu’elle était en fait inéluctable. L’adoption de Replay et Tchuck ayant été diffusée par l’association Amstaff Rescue, Sam l’avait intégré dès le mois d’avril, en préventif au cas où la gestion de leur adoption leur serait confiée officiellement. L’éleveuse des chiens, ayant pris ses responsabilités en amont, l’association ne sera qu’un support publicitaire. Mais Sam se sent bien dans cette structure dédiée à la protection animale et spécialement à l’American Staff : une dynamique de groupe et une ambiance conviviale font qu’il y restera plusieurs années, passant d’adoptant potentiel à délégué pour la Haute Savoie, puis famille d’accueil (FA).

Bayron

Cette dernière fonction l’amènera début octobre 2010 à croiser le chemin de Bayron : un staff tricolore de quatre ans avec une otectomie foirée (ablation des oreilles), une caudectomie (ablation de la queue) qui lui vaut la qualification ironique de « rott des neiges » mais un cœur énorme (au sens propre comme au sens figuré puisqu’une insuffisance cardiaque lui sera diagnostiquée en 2014). Originaire de Marseille, Bayron a été récupéré par Amstaff Rescue et a déjà passé trois mois en Alsace. Pour des raisons personnelles, un changement de FA en urgence est demandé. Bien qu’étonné que douze semaines soient déjà passées depuis la prise en charge de Bayron par l’association, Sam n’a aucun doute sur une adoption rapide : comment une bille de clown aussi irrésistible trainerait chez une FA ? Ni une ni deux, ayant de la place et du temps de libre, Bayron, arrive chez Sam… pour ne plus jamais en partir.

Huit mois de FA défilent si vite que le trio de choc ne les voit pas passer. Facile à vivre, joueur, sociable avec ses congénères mâles comme femelles, gourmand, attentif à son entourage, Bayron reste un peu sur la réserve au début, nécessitant de jongler pendant deux mois avec un vary disposé dans le salon pour lui permettre de se poser au calme avec une protection physique vis-à-vis des deux occupants des lieux et canaliser tout ce beau monde en fonction des évènements et de l’humeur de chacun. Doucement mais sûrement, une cohabitation à trois s’instaure… tant et si bien qu’après cette période de deux mois, le vary sera rangé définitivement : tels les Trois Mousquetaires, ces compères vivront ensemble sans discontinuité, même en l’absence de leur maître. Replay deviendra la compagne de jeu de Bayron tandis que Vince occupera la place de chef, aux côtés duquel on fait la sieste et on cherche la protection.

Mercedes by Vince Bayron & Replay

Huit mois jusqu’à ce qu’une adoptante potentielle se présente. Sa démarche n’ira pas à son terme pour diverses raisons mais elle a le mérite de faire prendre soudainement conscience à Sam que Bayron fait partie intégrante de sa famille au même titre que Vince et Replay. Comment pourrait-il désormais le laisser partir ?!? Qu’à cela ne tienne… Sam postule pour adopter Bayron et en tant que sa FA attitrée, il est de facto prioritaire. Cette adoption sera finalisée courant mai 2011.

Sam Vince Bayron & Replay

Replay et Bayron vivent toujours ensemble. Des bons et des mauvais souvenirs ponctuent leur existence : une chèvre naine « cravatée » en meute ; une opération en urgence après l’ingestion en « loucedé » d’une pomme de pin nécessitant une fermeture éclair à l’abdomen pour Bayron  et vingt centimètres d’intestin grêle en moins (plus cinquante centimètres prêts à lâcher tellement ils sont esquintés), suivie de trois jours de sursis et donc d’angoisse pour Sam ; quelques bagarres pour des prétextes plus ou moins futiles (fonds de gamelle à s’approprier… et oui c’est trop bon le BARF), avec une constante : c’est les garçons contre la fille (comme quoi tout n’est pas si simple ni si évident Mesdames… ) ; des séances de cynobike ; la découverte et la pratique assidue du sauvetage et recherche de personne (discipline CUN-CBG – cf. notre précédent article) ; le départ précipité de Vince pour les cieux suite à un rude combat de quatre mois contre une saloperie de lymphome qui le fauchera dans sa septième année ; des voyages en voiture, en camping-car, les week-end ou en vacances, jusqu’à Lisbonne ; et puis et surtout de la complicité et de l’amour inconditionnel au quotidien.

Même dans les moments les plus difficiles, comme par exemple les rares bagarres ayant fini pour l’une d’entre elles chez le vétérinaire au « bénéfice » de Replay, à aucun moment Sam n’a regretté ces adoptions. Comme si elles étaient écrites quelque part… c’est certain : le prochain chien sera un adopté, parce que si toute personne n’est pas digne d’avoir un bon chien, tout chien est digne d’avoir un bon maître.

« Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu’il n’a pas d’âme. » V.Hugo (poète français, 1802-1885) »

Zelda par Barbara

Zelda .

« Voici l’histoire de Zelda dite Zeldounette ou Zeldouille

Je t’ai vue un matin défiler dans mon fil d’actualité Facebook et là, coup de foudre !… ton regard m’a touchée en plein cœur, il respirait l’amour et la gentillesse. J’ai ressenti quelque chose d’inexplicable, tu étais faite pour notre famille.

J’ai donc contacté l’association qui te prenait en charge, j’ai rempli un dossier – Si tu m’avais vu en attendant la réponse ! j’avais peur de ne pas t’avoir parce-que je savais, je sentais que nous deux ça allait être fort. L’association « Molosses All Stars » me contacte …. tu seras à nous.

Nous sommes allés te chercher avec Baggio notre vieux staff, le voyage fut long, je pensais à notre rencontre.

Le lendemain, enfin, tu étais là devant moi un peu perdue. Tu étais magnifique ! Sur le chemin du retour tu t’es couchée sur moi, tu m’as fais confiance et notre histoire d’amour a commencé.

Tu avais six ans et une vie sûrement difficile avant et cela ne t’a pourtant pas empêchée de nous montrer que l’on pouvait te faire confiance, tu as été d’une douceur quand on t’a présentée nos filles (six et trois ans a l’époque). Tu as fais taire toutes ces mauvaises langues qui me disaient : « mais t’es folle tu sais pas d’où elle vient ni ce qu’elle a vécu » . Mais  voyaient-ils eux ce que moi je voyais dans tes yeux ??? Non !!! Sinon ils n’auraient jamais pu dire ça.

Zelda

Quinze jours après ton adoption, je trouvais que tu étais bizarre. Je t’ai emmenée chez mon véto et là … le  verdict tombe comme un couperet,  tu as une insuffisance rénale grave très avancée et une hypothyroïdie. La tristesse était là mais l’envie de se battre encore plus, traitement mis en place, tu vas mieux, tu joues, tu cours, tu nous fais rire, tu es exceptionnelle !

Tu m’as offert un amour immense qu’aucun chien ne ma jamais donné, j’avais l’impression que tous les jours tu me remerciais d’être avec nous.

Comment ont ils pu t’abandonner ? Si tu savais comme je les méprise comme je les hais de t’avoir fais endurer cette épreuve mais ils ne te méritaient pas.

Tu m’as tant donné, tu m’as protégée, tu m’as aimée .

Et puis le 6 septembre 2014, un an jour pour jour après ton adoption, ta maladie a décidé de nous séparer à jamais.

Si tu savais à quel point tu me manques , tous les soirs tu étais sur moi sur le canapé à faire des câlins, à partager de l’amour et aujourd’hui je suis sans toi, sans ton regard d’amour, sans ta protection. Tu m’as rendu au centuple l’amour que je t’ai donné. Tu m’auras appris tellement notamment à ADOPTER un animal, lui apprendre que tous les hommes ne sont pas mauvais.

Si vous prenez un animal, prenez en soin. Pour lui vous êtes toute sa vie. Ne l’abandonnez pas, ne le laissez pas. Il va s’inquiéter pour vous, se demander ou vous êtes alors que vous aurez les pieds dans l’eau.

SVP adoptez, donnez leur de l’amour, de la complicité, de la joie et foi en l’homme .

A toi petit cœur de mon cœur , tu es gravée dans mon cœur et sur ma peau. Je t’aime

Zelda Tattoo

Je tiens à remercier Francesca Messina, Présidente de l’association Molosses All Stars, qui fait un travail de fou. Elle place ses chiens avec attention, elle opère un suivi exceptionnel et c’est avec elle que j’ai pleuré au téléphone quand j’ai fait partir ma fille. Je la remercie pour tout ce qu’elle à fait. »

Zelda & Barbara

Apollon par Iris

Apollon .

« J’ai vécu plus de seize ans avec ma chienne Oméga, une American Staff de première catégorie. Elle m’a permis de connaître cette race magnifique et tout le charme qui l’accompagne, je me suis donc intéressée à des associations sur le net qui protègent les chiens de catégorie.

Suite à mes recherches, j’ai trouvé une association à quarante cinq minutes de chez nous « El Rancho Les Canailles » et nous avons rencontré la présidente ainsi que ses « Anges » à adopter et là forcement nous ne pouvions pas rester indifférents à ces regards attendrissants…

Mon ami et moi, nous sommes toujours dit que nous ne voudrions plus de chien après Oméga, nous rêvions de voyages… Mais l’histoire avec notre puce nous avait pas laissé indemne … Oméga et les Anges El Rancho Les Canailles nous ont ouverts les yeux et nous ont donnés l’envie de reprendre un chien de catégorie…  A  noter,  lorsque j’ai rencontré mon ami, Oméga avait six ans, il n’a pu résister à son charme de staff , il a ainsi découvert la race et l’a aimé.

Lorsque nous avons perdu notre Ange, nous avons finalement décidé de reprendre un Staff. Nous voulions prendre notre temps, mais la vie nous réserve parfois des surprises…

J’avais déjà remarqué le profil d’Apollon en adoption sur le net, nous avions encore notre puce à l’époque, il n’était à ce moment là, pas question d’adopter. Puis , alors que nous nous décidons à reprendre un chien, le profil d’Apollon revient faire surface sur le net. En effet, Apollon avait était adopté, mais finalement c’est le retour à la case départ chez sa famille d’accueil.

Apollon m’a attirée comme un aimant, malgré son profil de chien difficile : peut être destructeur, aboie pendant les absences, refus de la muselière, cours d’éducation obligatoire, etc. Apollon a vécu les première années de sa vie enfermé dans un garage, puis a était retiré pour maltraitance, suite à cette saisie il fut placé en fourrière, mais les policiers ont souhaité lui sauver la vie en contactant l’association El Rancho Les Canailles.

Apollon Iris

Apollon est un chien de première catégorie, sans l’aide d’une association il aurait du finir euthanasié. L’association lui a trouvé une famille d’accueil qui a pris soin de lui jusqu’à notre arrivée…

Je suis montée le voir en région parisienne profitant de mes vacances en Poitou Charente pour faire un détour afin de le lui rendre visite. J’ai rencontré ce petit loup dans sa famille d’accueil et nous sommes allés nous promener en forêt. Il été particulièrement « speed ».  Après réflexion et discutions avec sa famille d’accueil, nous nous sommes décidés à l’adopter ! La présidente d’El Rancho Les Canailles a validé notre candidature ! Le 22 décembre 2014 mon ami avait rendez-vous avec sa famille d’accueil à Mâcon , à mi-chemin de nos résidences, pour aller le chercher.

Apollon maitre

Lorsque Apollon est arrivé à la maison, nous avons eu à faire à un chien complètement dispersé, sans éducation, pas socialisé en bref avec beaucoup de problèmes de comportement. Les seules choses qu’il savait très bien faire, c’était de donner la patte et de rester à sa place quand on était à table. Nous avons remarqué qu’il ne reconnaissait pas son nom, si on le fâchait il courrait comme un malade et ne s’arrêtait plus, il avait un regard perdu et le stress l’ envahissait ! Il n’écoutait  rien, il mangeait nos plantes, nos chaussures, il sautait sur les gens, aboyait pour un rien, en promenade il tirait, sautait sur les gens qui s’approchaient, il attrapait sa laisse dans sa gueule et faisait de moi un pantin ne voulant plus là lâcher.  Apollon n’avait pas l’habitude d’être manipulé, alors il avait des réactions imprévisibles ! Pas méchantes ! Mais speed !

Nous étions complètement perdus. j’ai lu beaucoup de livres sur l’éducation. Nous nous sommes renseignés auprès d’éducateurs, mais leur conseil ne nous correspondait pas. Nous étions désespérés, nous nous sommes demandé ce que nous avions fait. Si c’était une si bonne idée d’avoir adopté un chien si difficile !

Nous avions tout à lui apprendre comme un chiot, mais contrairement au chiot nous avions trente kilos de muscles à éduquer en formation accéléré.

Heureusement, nous avons un super vétérinaire avec de supers assistantes. Grâce à leurs conseils nous avons pu trouver des solutions ! Nous avons appliqué les règles face au comportement excessif d’Apollon ! Le changement a opéré dès la première semaine.

Ensuite je me suis beaucoup renseignée sur le comportement et l’éducation : éducateurs, livres, vidéo sur le net… ce qui nous a permis d’ essayer plusieurs méthodes.

Tout abord apprendre à se connaître, le canaliser, créer une confiance, ne pas crier, rester calme, lui apprendre les règles de base « assis, coucher, pas bouger, marche au pied –  l’éduquer étape par étape, pas tout en même temps, se concentrer sur un mauvais comportement afin de le remplacer par un bon comportement, le féliciter à chaque bon comportement, appliquer le non, le concentrer sur nous pour le détourner d’une situation stressante ou perturbatrice (ex : marche au pied). Franchir les étapes petit à petit même celle qui était impensable au début.

Cela fait bientôt sept mois que notre Loulou vit avec nous et il a fait beaucoup de progrès. Maintenant Apollon se comporte bien à la maison, il marche très bien au pied, il accepte la muselière et il a affronté certaines de ses peurs, nous avons encore quelques étapes à franchir comme le socialiser aux autres animaux, ainsi que ignorer les éléments perturbateurs.

Nous sommes très fières de notre Doudou même si il essaye de squatter notre lit ! Malgré les difficultés et le travail que cela implique, nous ne regrettons pas notre choix d’avoir adopté !

J’aimerais transmettre un message à tous les propriétaires de chien : éduquez vos chiens peu importe la race ! Faites leur découvrir tout ce qui nous entoure afin de le socialiser ! Ne laissez pas votre chien dans un grand jardin sous prétexte qu’il a de l’espace, votre chien a besoin de s’épanouir ! Faites preuve de confiance, patience, constance et donner de  l’amour. Dans la vie rien est fixe, a tout moment une situation peu changer, alors pour pouvoir garder votre compagnon près de vous, apprenez lui à vivre dans notre société. Je ne vous le souhaite pas, mais nous savons que la vie ne tient qu’à un fil ! alors si toutefois votre compagnon devait être adopté, cela serait plus simple de lui trouver une famille.

 Apollon jeu

Ah oui j’oubliais sa position favorite !!! c’est sur le dos !!! une vrai grenouille !!! et puis il sait faire des bisous quand on lui demande !!! C’est notre petit garçon !!! notre bébé d’ amour !!!

Apollon

Je ne voyagerais certainement pas comme je veux, mais mon plus beau voyage sera d’avoir connu le monde de l’American Staff… et l’amour de ces Anges…

 Apollon Happy

Bayker par Valérie

Bayker

« Bayker a été découvert attaché devant une clinique vétérinaire qui a décidé de contacter l’association Molosses Lover’s (ML) avant d’envisager la mise en fourrière. Le chien d’une extrême maigreur, étant identifié, le vétérinaire avait tenté de contacter le propriétaire sans obtenir de réponse. Il a pris l’initiative de contacter ses confrères de la région et a finalement obtenu des informations du vétérinaire qui suivait Bayker, son maître était en prison.

Bayker chez le véto

Nous avons décidé d’adopter un chien en passant par une asso, après avoir adopté ma Staff à la SPA.

J’avais déjà entendu parlé de Molosses Lover’s et m’était renseignée en m’inscrivant sur leur site Internet. Lorsque j’ai vu la photo de Bayker, j’ai tout de suite su que c’était lui ! Son regard, sa posture, son allure… Bref, j’avais craqué !

J’ai donc pris mon téléphone et je suis tombé sur une personne juste exceptionnelle, Patoche ! Patricia Gimenez de son vrai nom.

Je souhaite à tout adoptant de tomber sur une personne comme elle. J’ai également été mise en relation avec la Famille d’Accueil, afin d’apprendre à connaitre mon futur chien.

A l’arrivée de Bayker, les choses se sont compliquées, on s’est rendu compte qu’il n’aimait pas les chats. Nous avons eu quelques soucis par rapport à ça, beaucoup de moment de doutes, mais l’équipe ML a toujours répondu présente face à chacun de nos soucis.

Bayker adopté

Par contre, sans connaitre véritablement son histoire et vu l’état de maigreur dans lequel il se trouvait, lorsqu’il a été abandonné, je peux dire qu’il a du en voir.

Je me souviens d’une fois où je regardais le Grand G à la télévision et lors des départs des concurrents, un « bip » était émis, j’ai vu Bayker devenir totalement terrorisé, j’ai réalisé que Bayker devait porter un collier électrique qui émet un signal sonore avant impulsion. Nous avons beaucoup travaillé la dessus et aujourd’hui il accepte mieux les « bip ».

Voici maintenant deux ans que Bayker est avec nous, il a énormément évolué, sauf avec les chats, ils ne seront jamais ses amis ! On fait avec, on s’adapte. Je suis heureuse de mon choix »

Bayker.

Lyla par Céline

« A mon avis, il serait nécessaire de s’occuper des chiens en refuges avant d’en élever a tout va.

Pour ma part, je ne me sentais pas capable de faire l’éducation correcte d’un chiot (la propreté …), d’où mon choix d’adoption. Je ne connaissais pas du tout les staffs, j’ai aimé le physique : pas trop grands mais athlétiques et sportifs et le poil court. je voulais une femelle sociable.

Sur le site du refuge auquel je me suis adressée, il y en avait deux : une femelle de cinq ans et une de neuf mois qui avait l’air nerveuse sur la photo, hou ! Non, Pas pour moi !

Je me rends donc au refuge pour rencontrer celle de cinq ans. Sur place, on me la confie en laisse pour une promenade dans le jardin. Le contact ne passe pas du tout ! Avant de repartir très déçue, je fais un tour dans les allées… et là, la petite fofolle de neuf mois court chercher sa balle dans le fond de sa cage pour me l’apporter.

Lyla

Devant sa joie de vivre malgré sa triste situation, j’ai fait un essai avec elle au jardin, un véritable pot de colle et câline à souhait… j’ai craqué ! Son histoire est des plus banales : un couple l’achète et quelques mois plus tard la dépose au refuge. Ils doivent déménager, n’ont plus le temps et SURTOUT elle détruit lorsqu’elle est seule a la maison, elle a alors six mois. Selon sa fiche elle est sociable avec les chiens, les autres animaux, les enfants, mais elle est craintive et nerveuse. Tout s’est vérifié, sauf qu’elle n’a jamais rien détruit chez moi . En Belgique pas de catégories. sauf dans certaines communes où la muselière est obligatoire, les staffs sont considérés comme …. des chiens.

Lyla en voiture

Nous avons eu l’inspection d’un bénévole du refuge pour le jardin et la clôture, mais aussi s’assurer qu’elle vivrait bien en intérieur… Et voilà Lyla à la maison !!! A son arrivée ,ma mère qui a pourtant eu des dobermans, avait peur pour son petit chien, exclusif et dominant, au point de ne pas vouloir la laisser entrer chez elle. Au début, elle était effectivement très nerveuse et mordillait d’excitation au point de faire mal. J’ avais aussi droit, au retour du travail quand la journée avait été longue, à mon cadeau : « pipi caca » dans la cuisine, même si elle avait été sortie plusieurs fois par ma mère. Ça, c’était quand même dur a supporter.

Prise de contact avec deux  comportementalistes … la deuxième a été la bonne : Sandrine Dignocourt est une passionnée, elle est vraiment a l’écoute, elle travaille en France et en Belgique. Nous avons appliqué ses conseils pour que Lyla évacue son trop plein d’énergie et ne souffre plus de la fameuse angoisse de séparation et en deux mois, plus de soucis ! Grâce à sa bonne humeur à toute épreuve et ses câlins, Lyla a conquis le petit Samy (le chien de ma mère) qui ne grogne plus à son approche et se blotti contre elle dans le fauteuil familial. Elle a su se faire aimer de ma mère au point de dire à qui veut l’entendre (ou pas) que les staffs sont des chiens formidables et que ma p’tite Poulette peut sauter sur son lit le matin pour lui faire un câlin avant de recevoir son deuxième petit déjeuner de la journée. Elle est extra ! calme dans la voiture ou quand elle doit rester seule à la maison … Elle rencontre souvent des copains pour jouer lors de nos promenades dans les bois et le soir, c’est papouilles devant la télé. C’est elle qui m’a choisie et elle a eu bien raison, ma p’tite boulette d’amour !!!

Lyla est mon petit rayon de soleil, je suis devenue végétarienne suite à son adoption. »

Lyla adoptée

Xéna & Armani par David

Xéna.

« Ete 2008 , je me rends chez un ami. Sur son balcon , une femelle staff qui m’aboie après. Je me dis, « tiens, il a pris un staff ! ». En arrivant chez lui , je lui dis : « tu as adopté un staff ? » , il me répond « non » , je la garde pour Ludo le gardien d’immeuble, il l’a récupéré auprès d’un gars qui ne peut pas la garder.

Le contact s’établit de suite, elle passe un bon moment auprès de moi, caresses, jeux. Mon pote connaissant ma passion pour la race me dit : « prends la pour toi ! ». La proposition n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd,  je reviens le lendemain , la revois , la promène pendant un long moment, j’en parle à ma compagne qui me dit : « si tu la veux prends là ». J’en parle a ma mère qui elle, rien que d’entendre amstaff est en stress. Finalement, a l’automne je craque. je rencontre son ancien maitre pour établir la carte d’identification à mon nom. J’avais juste occulté le fait que comme elle n’est pas inscrite au L.O.F (livre des origines français), elle est classée en catégorie 1.

En la promenant un jour je croise Frédérique, à l’époque bénévole pour l’asso Kenzo et qui me demande si elle est L.O.F.. je lui réponds non. Elle m’alerte sur le fait que ma chienne n’est pas en règle et me propose de la passer sous asso, évidemment j’accèpte, puis en décembre la nouvelle loi voit le jour,  je me mets donc en règle. Elle est finalement déclasseé par un véto agrée.

Nous passerons six merveilleuses années ensemble avec quelques anecdotes : notamment le fait que Xéna aura une période ou elle sera une vraie glue avec ma compagne , et oui elle était enceinte et nous ne le savions pas, Xéna, elle,  le savait bien avant nous. A la naissance de la petite, je la lui ai fait renifler, et dés ce moment, elle est devenue ultra protectrice. Un jour,  un chien a eu la stupide idée d’approcher le berceau, un coup de gueule et le chien était mis à l’écart, une autre fois quand le petit frère est né, il était dans notre salon, sur son transat, ma sœur est rentrée, Xéna a grogné pour l’inviter a quitter la pièce. Elle était d’une douceur et d’une gentillesse exceptionnelle .

Xéna

En 2014 , elle nous a quitté a l’aube de ses 15 ans d’une insuffisance rénale sévère , je l’ai accompagnée pour son dernier voyage, je suis rester auprès d’elle. J’ai du pleurer toutes les larmes de mon corps , et en évoquant ce passage , j’ai les larmes aux yeux, merci a toi Xéna pour m’avoir permis de découvrir cette race exceptionnelle et pour tous les bons moments passés avec toi. Tu me manques ! Repose en paix ma fille !

L’histoire d’Armani débute en 2009. Mon ami Fred (de l’association Kenzo) me dit :  » Je t’ai trouvé le staff de tes rêves !  » et m’envoie des photos.  Je craque ! Elle m’indique qu’il se trouve dans le Sud de la France mais qu’il peut être rappatrié dans les Hautes Alpes. Nous voila donc parti en direction du Sud, quatre heures allée, quatre heures retour.

Lorsque je vois ce chien, j’en tombe raide dingue, tout ce que j’aime, trapu avec un superbe port d’oreilles et un regard expressif. Nous rentrons donc avec en Haute Savoie.  Arrivés à la maison, je rentre avec lui dans l’appart, Xéna ne voit pas son arrivée d’un bon œil, elle protège aussi la petite et lui refuse toute approche, je passe la nuit avec eux pour éviter toute incartade. Armani ne me lâchera pas de la nuit, lui et moi c’est le coup de foudre !

Le lendemain, Armani tente de squatter le panier de Xéna, elle n’est pas d’accord, une bagarre éclate, je les separe en criant stop. Armani en garde un coup de croc sous la gueule. Dés lors, par peur ma compagne me dit : on ne peut pas le garder, elle as peur pour la petite. J’appelle Fred et je lui explique, heureusement, elle trouve des adoptants le jour même. Armani part et je verse ma larme. Ce chien j’en étais dingue.

Puis, de cela deux ans, Fred m’envoie un sms, Armani est à la SPA de Arthaz, tout prêt de chez moi. je lui dis : « pas possible ». Je lui demande une photo et en effet, c’était bien lui. Je me rends donc à Arthaz pour le voir, cette fois, on fait les présentations avec Xéna plusieurs fois sur place, en ballade pas de souci, ils s’acceptent.

Le 26 mai je le prends avec moi , son éleveur, je tiens à le souligner car c’est un beau geste, a payé pour moi les frais d’adoption. Depuis, on ne se quitte plus lui et moi c’est une histoire très fusionnelle, il séduit tout le monde, vétos, parents, amis, voisins, c’est le chouchou et le retrouver quatre ans après notre séparation, pour moi ce n’est pas anodin, c’est un coup du destin . lui et moi c’est à la vie à la mort. On s’aime a la folie ! »

Armani

Blacky par Aurélien

Blacki.

« Ah mon pitbull ! très vilain chien, il soufre du délit de sale gueule, les gens en ont peur. C’est vrai qu’il ne fait pas semblant, dés qu’il croise des inconnu(e)s, il montre son corps imposant ce petit con !

Il a connu la Corse et les ferry SNCM, une crème ce merdeux, les enfants l’adorent, il aime faire son beau auprès des gosses, il tire sa langue et son lance son regard plein d’étoiles, limite gaga des mômes.

j’ai fait deux mille kilomètres pour aller le chercher, j’habitais à Portichju, il se trouvais à Douadic (36) au refuge de l’association Droit de vivre, un sacré périple, j’ai pris mon temps pour y aller, mais je ne regrette pas, Christine Velard a été superbe, elle m’a fait faire des tests d’entente entre mes « doguettes » et lui, un véritable coup de foudre, il m’a direct touché, un chien en or, bon ok ! un caractère de petit mâle à peine castré.

Son histoire est simple, sa maitresse devais prendre une collocation, il y avait des chats et comme il ne s’entend pas avec les chats, sa maîtresse l’a abandonné malheureusement.

La seule difficulté que j’ai rencontré avec lui, c’est son caractère indépendant, il aime faire sa vie lorsque je le lâche donc Mr pars dans le maquis, par peur de le perdre, je ne lâche désormais que dans un terrain clos.

il surveille tout, attention au moindre bruit il bondi devant l’entrée, un sacré numéro, et quand je pars, il reste devant la porte à attendre et refuse tout jeu avec les doguettes.

Mais comme tout monstre de poil, il est câlin, à peine je le touche, il se met direct sur le dos et voilà Mr réclame ses câlins, le plus drôle c’est le kissou, quand je lui dis bisous, hop Mr me fait une léchouille sur la joue, il est terrible pour ça, je l’adore.

Blacky et les calins

mais je pense touché le fond du marrant, c’est dans le camion, Mr préfère une place inconfortable plutôt qu’un canapé très moelleux , non Mr préfère rester à mes pieds, oui ! oui ! au niveau des pédales.

je l’aime mon très vilain pitbull »

V’Athylas papy à l’adoption par Laëtitia

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Il y a quelques mois, le Republicain Lorrain titrait « Freyming-Merlebach : chien potentiellement dangereux abandonné en forêt ». Ce qui avait indigné de nombreuses personnes, d’autant que le chien en question devait avoir une dizaine d’année et semblait souffrir d’arthrose. Le journal suite aux réactions des internautes, a finalement publié un article indiquant que le chien n’était pas dangereux.

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L’histoire de V’Athylas

Il a vécu dix ans avec ses propriétaires. Suite à leur divorce, ils quittent leur maison. L’épouse garde les enfants et va habiter en appartement. L’ homme lui, prend aussi un appartement mais est souvent en déplacement pour son activité professionnelle, il n’y a donc plus personne pour s’occuper du loulou. Ils décident de mettre une annonce indiquant qu’ils cèdent V’Athylas contre bon soin. Malheureusement, ils tombent sur le mauvais candidat, qui, avant même de récupérer V’Atyllas, a posté des annonce pour le revendre pour la somme de mille deux cents euros. Compte tenu de l’âge du chien , il ne parvient pas à le vendre et l’abandonne donc en forêt.

La fourrière me contacte, je m’y rends pour le voir. A mon retour, je poste une annonce pour trouver en urgence une asso et une FA.

C’est l’Association SSA qui le prendra en charge.

Lorsque j’ai contacté l’ancienne propriétaire pour lui annoncer ce qui était arrivé à son chien, celle-ci a fondu en larmes. Seulement, sa nouvelle situation de femme fraichement divorcée, son nouveau petit appartement, sa situation financière, son travail, ses trois enfants ne lui permet pas de le récupérer.

Une cagnotte est mise en place pour la mise en règle du chien et tout est fait grâce à la générosité des personnes touchées par l’histoire de ce gentil papy.

V’Athylas est désormais en famille d’accueil mais recherche un panier retraite de toute urgence car la famille d’accueil possède des chats et notre super Papy ne les supporte pas.

V'Athyllas. V'Athyllas

Il est :
Ok mâles /femelles
Ok enfants

Pas ok chats

il peut rester seul en intérieur
Attention, le jardin doit être impérativement clôturé

Evaluation comportementale 1/4

Où adopter ?

Voici la liste des associations conseillées par Amstaff Addict qui s’occupent du placement d’ American Staff. Attention, cette liste n’est pas exhaustive aussi, nous nous invitons à faire vos propres recherches. Visitez les sites pour voir les chiens actuellement à l’adoption :

– Molosses All Stars http://molossesallstars.com/category/nos-chiens-a-adopter/

– Molosses Lover’s http://molosseslovers.e-monsite.com/

– Aidons nos Molosses http://www.anm-adoptions.com/

– Amstaff Rescue http://amstaff-rescue.org/

– Asso SSA http://sabrinadesmeples.wix.com/association-ssa?fb_ref=Default

– Les Sales Gosses https://www.facebook.com/ArnaudNosFabbri

– Communauté Molosses http://communaute-molosses.forumactif.com/

Avant d’adopter il est nécessaire de se poser les bonnes questions

Suis-je prêt(e) à prendre un chiot/chien pour toute sa vie et la mienne

Avant de faire l’acquisition d’un chien dont vous serez responsable toute sa vie c’est à dire durant les 10/15 prochaines années, il est important de vous poser les bonnes questions. Si vous répondez non à au moins une de ces questions, Nous vous conseillons de laisser tomber, vous vous éviterez bien des tracas et vous éviterez de rendre un chien malheureux et de remplir les refuges déjà surpeuplés.

Sinon, c’est que vous êtes prêt(e). Bravo, nous vous souhaitons une belle vie avec votre futur compagnon de chaque jour qui vous apportera, grâce à une bonne éducation et de l’amour beaucoup de bonheur soyez en sur.

Suis-je prêt(e) à m’ engager pour 10/15 ans*
Ai-je assez de temps à lui consacrer (sorties, balades, jeux, soins)*
Ai-je le budget nécessaire pour lui (croquettes, friandises, jouets, vétérinaire, soin antiparasitaire, accessoires etc.)*
Vais-je pouvoir l’emmener avec moi en vacances ou le faire garder facilement si je dois m’absenter ?*
Ma famille s’agrandit, vais-je pouvoir m’occuper de mon chien comme avant ?*
Je déménage, vais-je pouvoir emmener / garder mon compagnon avec moi*
Un chiot grandit vite, certaines races sont d’un gros gabarit, aimerai-je toujours mon chien quand il aura grandit et qu’il ne ressemblera plus à une peluche.*
Suis-je prêt(e) à faire des sacrifices pour mon compagnon à 4 pattes (le sortir par tous les temps, changer certaines habitudes etc.)*
Suis-je prêt(e) à prendre le temps de lui donner une éducation correcte, voire prendre des cours d’éducation canine, aller en club etc.*

Une adoption vous engage, un animal ne s’offre pas, ni à un membre de la famille, ni à un/une ptit(e) ami(e), un animal est un être vivant doté de sensibilité. Pensez-y.

“The greatness of a nation and its moral progress can be judged by the way its animals are treated.”

Mahatma Gandhi

Abandon, ce que dit la loi

« Abandon : un acte de cruauté aux yeux de la loi

 Si dans les textes de loi le terme « abandon » n’apparaît pas clairement, il reste toutefois assimilé par le code pénal à un acte de cruauté comme d’autres de maltraitance animale (Article 521-1).

Ce délit est puni d’une peine pouvant aller à 30 000 € d’amende et deux ans d’emprisonnement.

Suite à un abandon, le Tribunal peut également prononcer une interdiction de détention d’un animal (peine complémentaire).

Un animal peut être considéré divagant dès lors qu’il n’est plus sous la surveillance de son maître.

 Divagation : chiens et chats doivent rester sous la surveillance de leurs maîtres

 Le code rurale (Article L21-23) précise qu’est « considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de la garde ou de la protection du troupeau, n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d’une distance dépassant cent mètres. »

« Tout chien abandonné, livré à son seul instinct, est en état de divagation, sauf s’il participait à une action de chasse et qu’il est démontré que son propriétaire ne s’est pas abstenu de tout entreprendre pour le retrouver et le récupérer, y compris après la fin de l’action de chasse ».

Concernent un chat, « est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui ».

L’Article R.211-11 et R.211-12 du Code rural précise également que tout chien ou chat trouvé sur la voie publique doit être conduit à la fourrière.

S’il n’est pas réclamé par son propriétaire dans le délai de 8 jours ouvrés, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire de la fourrière. Il peut alors être proposé à l’adoption.

 Animal identifié et abandonné : le maître demeure responsable

 Il risque aussi l’euthanasie par manque de place voire pour des raisons sanitaires en d’autres circonstances.

Comme par exemple si un cas de rage est déclaré.

Si l’animal est identifié, le maître est responsable des dommages que le chien ou le chat peut causer alors qu’il n’est plus sous sa surveillance.

C’est alors l’assurance responsabilité civile, dès lors qu’elle est valide, qui interviendra pour le remboursements des frais.

Le délit d’abandon s’applique aussi si le maître d’un chat ou chat identifié (par puce électronique ou pas tatouage, l’identification est de toute façon obligatoire en France) ne vient pas le chercher après en avoir été informé.

Signer un formulaire d’abandon : une formalité qui ne donne pas bonne conscience ! 

 Un formulaire d’abandon peut être rempli en vue de confier son chien ou chat à un refuge ou une association. Une manière de faire les choses en règle et se dédouaner, mais qui ne  justifie pas le manque de responsabilité dont peuvent faire preuve certains maîtres.

Un chien ou un chat à des droits. Un maître a des devoirs. « 

*Source : francebleue.fr

La répression des mauvais traitements envers les animaux
L’infraction de mauvais traitements envers un animal domestique, prévue à l’article R. 654-1 du Code pénal, est punie d’une peine d’amende dont le montant maximum est de 750 euros.

Ont notamment été qualifiés de mauvais traitements :

– le fait de détenir des chiens dans des conditions inadmissibles d’insalubrité et d’obscurité
– le fait de laisser un chien dans une voiture sans aération pendant la canicule
– le fait de laisser un chien enfermé dans une voiture stationnée dans un endroit non ombragé, par temps de chaleur ou de soleil
– le fait de laisser un chien attaché et muselé par une température caniculaire, dans des conditions telles qu’il était incapable d’atteindre sa gamelle d’eau qui devait       d’ailleurs être à température ambiante
– le fait de procéder à du piercing animalier
– le fait de laisser un chien enfermé dans un véhicule en plein soleil
– le fait de laisser un chien enfermé sur un balcon depuis trois jours
Article R. 654-1 du Code pénal
Hors le cas prévu par l’article 511-1, le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d’exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.
En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l’animal à une oeuvre de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
La répression des sévices graves et des actes de cruauté envers les animaux

L’article 521-1 du Code pénal punit les sévices graves ou actes de cruauté commis sur un animal domestique d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

Le fait d’abandonner un animal domestique est puni des mêmes peines.

Ont notamment été qualifiés de sévices graves ou d’actes de cruauté :

– le fait de se livrer à des actes sexuels contre-nature sur un chien
– le fait de pendre un chat avec une ficelle
– le fait d’attacher un chien avec une chaîne de 3 mètres au pare-choc d’un véhicule à l’état d’épave, le chien étant manifestement sous-alimenté, famélique et revenu à un certain état sauvage
– le fait de mettre un chien dans la machine à laver en fonctionnement pendant 30 minutes, en entraînant ainsi la mort
– le fait de laisser un chien attaché en permanence à une chaîne, sans soins, sans nourriture correcte et dans un mauvais état sanitaire
– le fait d’abandonner à l’intérieur d’un appartement des chiens qui ont été retrouvés morts de faim et de soif
– le fait d’étrangler, de dépouiller de faire cuire et de manger un chat
Article 521-1 du Code pénal
Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.
En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l’animal, qu’il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l’animal et prévoir qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.
Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d’interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d’exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l’infraction. Cette interdiction n’est toutefois pas applicable à l’exercice d’un mandat électif ou de responsabilités syndicales.
Les personnes morales, déclarées pénalement responsables dans les conditions prévues à l’article 121-2 du code pénal, encourent les peines suivantes :
– l’amende suivant les modalités prévues à l’article 131-38 du code pénal ;
– les peines prévues aux 2°, 4°, 7°, 8° et 9° de l’article 131-39 du code pénal.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
Est punie des peines prévues au présent article toute création d’un nouveau gallodrome.
Est également puni des mêmes peines l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement.
 La répression des atteintes involontaires à la vie ou à l’intégrité d’un animal
L’article R. 653-1 du Code pénal réprime le fait d’occasionner la mort ou la blessure d’un animal domestique, que ce soit par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence, par une peine d’amende d’un montant maximal de 450 euros.
Ont notamment été qualifiés d’atteintes involontaires à la vie ou à l’intégrité d’un animal :
– le fait de laisser un chien enfermé dans une voiture pendant toute une journée avec une fenêtre ouverte en plein soleil sans eau
– le fait de percuter un chien avec une voiture
Article R. 653-1 du Code pénal
Le fait par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, d’occasionner la mort ou la blessure d’un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe, soit une amende de 450 euros au plus.
En cas de condamnation du propriétaire de l’animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l’animal à une oeuvre de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.
 La répression des atteintes volontaires à la vie d’un animal
L’article R. 655-1 du Code pénal punit le fait de donner volontairement et sans nécessite la mort à un animal domestique d’une peine d’amende de 1.500 euros et de 3.000 euros en cas de récidive.
Ont notamment été qualifiés d’atteintes volontaires à la vie d’un animal :
– le fait d’abattre un chien d’un coup de fusil
– le fait de tuer un chat par balles
– le fait d’empoisonner des chats
– le fait de tuer un chien par balles
Article R. 655-1 du Code pénal
Le fait, sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.
La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément à l’article 132-11.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.