L'âme staf'

Il était une fois … Fidjy et Déborah

Face à la maladie

 

Nous le savons, les chiens sont capables d’empathie, ils peuvent nous réconforter quand nous allons mal, physiquement ou moralement. Ils restent à nos côtés dans les moments difficiles de notre existence. Ils savent faire preuve d’une grande compassion et sont d’une loyauté sans égale.

Aujourd’hui, Déborah 23 ans, atteinte d’une grave maladie, nous raconte comment sa meilleure amie l’aide au quotidien à reprendre des forces et combattre la maladie.

« Je m’appelle Déborah et je suis propriétaire d’une staff de quatre ans maintenant. Amoureuse de cette race depuis toujours, je voulais prouver aux personnes de mon entourage qu’avec un chien équilibré, de l’amour et une bonne éducation, le staff pouvait être le meilleur des compagnons.

Fidjy &  Déborah

 

Mais depuis les choses ont pris une autre tournure et ma chienne est passée du statut de compagnon à fondamentale pour moi.

Mauvaise nouvelle

Il y a un peu moins d’un an, à l’âge de 22 ans, j’apprenais que j’avais un cancer. Un vrai choc pour moi.
J’ai essayé de rester forte pour mes proches, mais le soir de l’annonce de la maladie je me suis effondrée… J’étais assise et ma chienne s’est approchée de moi et a posé sa tête sur mes genoux comme pour dire « ce combat, nous le mènerons à deux ! »
Tout à basculé, j’ai du quitter mon appartement de Reims pour m’installer à Paris afin de me faire soigner. J’ai également dû quitter mon emploi, mes amis et ma petite vie indépendante. A vrai dire, il ne me restait que ma chienne, elle pour qui le plus important était d’être ensemble.
Les éprouvantes séances de chimiothérapie ont commencé,  dix au total pendant six mois. J’allais l’hôpital en disant au revoir à ma chienne car je savais qu’en revenant je serais terriblement malade et que je ne pourrais pas même m’occuper d’elle pendant les jours suivant le traitement. A chaque fois, le même refrain, je revenais de l’hôpital, elle était si douce à mon égard, évitant de me faire la fête comme à l’accoutumé, comme pour me préserver, me protéger, m’épargner quelque autre souffrance. Elle savait que j’étais faible et me faisait une simple léchouille à la main comme pour me dire : « courage, je suis toujours là moi! ».

« Un pilier pour moi »

Je restais des jours enfermée dans ma chambre,  ma chienne avec moi. Ma mère l’a sortait trois fois par jour mais était obligée de venir la chercher dans le lit, car elle ne voulait pas sortir, elle ne voulait pas me laisser.
Les rares fois ou je sortais de mon lit, elle était là, me suivant comme mon ombre. Ma chienne allait souvent chercher ses jouets histoire de dire « allez maman on joue ? ». Elle était comme un pilier pour moi, en six mois, elle ne m’a jamais lâchée. Souvent je la surprenais à me renifler le visage comme pour vérifier si je respirais toujours et elle retournait se coucher au bout du lit, j’avoue que je ne pouvais m’empêcher de sourire lorsqu’elle faisait cela.
Lorsque je me sentais mieux entre les chimiothérapies, c’est ma chienne qui me donnait la force de sortir et prendre l’air. Elle m’a permis de ne pas laisser la maladie gagner et de continuer à avoir une vie à peu près normale.
Fidjy & Déborah
Dans cette maladie, ce qui est le plus terrible, c’est l’aspect physique qui change. C’est étrange, mais j’avais peur qu’elle ne me reconnaisse pas.. Et pourtant, elle a été la seule à ne pas changer de comportement avec moi. A vrai dire, la seule qui me voyait au naturel et qu’est-ce ça faisait du bien ! car le reste du temps avec les autres je me maquillais pour masquer les marques de la maladie sur mon visage.

« Sur la voie de la guérison »

Aujourd’hui, je viens de me faire opérer de cette tumeur et je serai bientôt officiellement guérie !
Cette chienne m’a donné la volonté de me battre, car comme le disais souvent ma mère « elle se laisserait mourir sans toi ». C’est vrai qu’on a une relation très fusionnelle.
Elle m’a permis de sourire lorsque je n’en avais plus envie, de sortir lorsque je voulais tomber dans l’oublie, de continuer à l’avoir auprès de moi alors que j’avais tout perdu.

« Fidjy »

Cette chienne s’appelle Fidjy et sans elle je ne sais pas ou j’en serai aujourd’hui.
Fidjy
Je profite de cette article pour la remercier, je pense que pour elle la plus belle des victoires c’est de me retrouver comme avant…
Je t’aime ma doudou !